12/11/2013

Catarrhe N° 1

 

Chers lecteurs autant que lecteurs chers,

Voici quelques articles dans lesquels nous nous époumonerons à vous transmettre notre façon de voyager dans le monde et d’y cueillir quelques bluettes pas piquées des vers, d’une poésie toute relative.

 Notre réflexion, plus profonde qu’un roman-fleuve, dont l’abysse sourit au lecteur, décrit un univers parallèle dont l’hypoténuse est tangente à un cercle de lecteurs trop verticaux pour apprécier l’amphigourisme qui nous caractérise. 

Extraits de Catarrhe N° 1

 

Hamburger

 

L’hépatite vient en mangeant


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La pêche à la mouche

 


 

Choisissez une truite saumonée ou fario

 

Quittant à peine sa mère, s’ébattant dans le ruisseau.

 

Nourrissez-la peu mais de choses subtiles,

 

Quelques ailes de mouches, vous seront fort utiles.

 

 

 

Le truiteau frétillant au moindre bruissement d’aile,

 

Il deviendra bien vite un compagnon fidèle.

 

Assemblez-lui alors un harnais confortable

 

Avec un petit anneau, par-dessus, près du râble.

 

 

 

Et puis emportez-le, posé dans un filet.

 

Votre canne déployée, fixez-y un moulinet

 

Puis une bobine de fil avec un mousqueton

 

Toutes choses essentielles, pour ne pas perdre le poisson.

 

 

 

Sortez d’un sachet quelques ailes de mouches,

 

Offrez-en une à l’animal, ma fois peu farouche.

 

Une fois à la rivière, sous le charme de l’aile,

 

Elle cherchera son parfum, tout autour d’elle.

 

 

 

Et si par bonheur, une mouche, elle guette,

 

A la surface de l’eau ou sur une branchette,

 

D’un coup de queue agile elle bondit et happe

 

La mouche juteuse avant qu’elle ne lui échappe.

 

 

 

Et là moulinez vite, saisissez-la et d’un geste preste,

 

Contre une aile moirée échangez donc l’insecte.

 

La truite satisfaite, recommencez l’action,

 

Elle se prendra au jeu, pour satisfaire votre passion.

 

 

 

Elle en gobera d’autres pour voir dans votre œil brillant

 

Cette petite étincelle qui lui rappellera sa maman.

 

Et vous vil pêcheur, profitant de l’appel du ventre,

 

Vous rentrerez chez vous comme un animal dans son antre.

 

 

 

Enfermez les mouches dans un bocal, puis allez au marché.

 

On les vend à prix d’or, il faut que vous le sachiez,

 

A quelque pêcheur de truite en manque d’appât.

 

Mais ceci est une autre pêche, nous en resterons là !


 

 





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