30/01/2014

Angoulême 2014

Olivier Texier sera présent au Salon Professionnel de la bandessinée d'Angoulême. Il dédicacera ses livres au stand de Vide-Cocagne, de Même-Pas-Mal, des Requins Marteaux et au KaRma.

Renseignements ICI.

Nos autres auteurs n'y seront pas !

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29/01/2014

LE PRÉFIXE CACO-

Le préfixe caco- signifie « mauvais ». Tout le monde connaît la cacophonie, mais il y a aussi...



 Cacolyte : mauvaise fréquentation.

 Caccolade : baiser appuyé de Judas.

 Cacocola : soda imbuvable.

 Cacon : particule irrécupérable.

 Cacoopérative : boucherie chevaline roumaine.

 Cacocaca : fèces particulièrement irrespirables.

 Cacocacao : base pour chocolat génétiquement modifié.

 Cacol : résultat d’une bière très mal tirée.

 Cacopolitique : sommet européen.

 Cacophage : inconditionnel du fast-food.

 Cacophile : face-bookien, face-bookiste, face-bookeur, etc.

 Cacoxygène : ce que respire le citadin.

 CacOGM : l’avenir de la modification génétique.

 Cacobèse : gros plein de merde.

 Cacordure : déchet impossible à recycler.

 

Éric Dejaeger

Lu dans Catarrhe N° 6

L'anthropopithopithèque

Catarrhe, toujours intéressé par les sciences, vous propose un exposé concernant la paléontologie.


Le site de Aël est ICI.

27/01/2014

Bonheur 2


Amateur de dessins érotiques et de beaux objets, votre patience est enfin récompensée : le second numéro de la revue "Bonheur" vient de sortir !
Sourdrille, Bertoyas, Crumb, Pit et "notre" Olivier Texier y proposent un ensemble d'images carrément coquines et plus si affinité ! Le tout magnifiquement maquetté et mis en couleur par Capri Rossi !

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Si vous voulez voir la couverture de face et des extraits, rendez-vous chez l'éditeur "La rouquine"

Le blog d'Olivier Texier est ici.

26/01/2014

Des dessins traduits.

Les dessins d'Olivier Texier sont enfin traduits en allemand.

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Son blog ici

05:02 Publié dans Art | Tags : olivier texier, dessin | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2014

Les 16... poésie

Les Treize et Trois plus qu'un groupe est un mouvement de va-et-vient culturel, littéraire et artistique qui vit le jour dans les années trente. Il comprend l’ensemble des pratiques de création et d’expression libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues.



Pierre Gibert

Poète, il consacre sa vie à l'idiosyncrasisme qui désigne l'utilisation de néologismes, de mots ou de phrases hors contexte, inadaptés par rapport à la situation présente. Il pratique également avec ses collègues la technique du « cadavre exquis ». Il est l'auteur de l’inoubliable poème « Les murs ».

Les murs

Les murs mûrs murmurent
Des murs murent nos murs.
Murage de mûrisseries de mûres,
Muriate mural, murène de muraille,
Le murmel se mû en murex.
Murez murets, murez muretins murés !
Ils m’eurent même muré ma murette murrhine.

Pierre Gibert 1937



Le boiteux cramoisi

Le palonnier moucheté de bleu
Boute les asperges et les anglais intrinsèques
La presqu’île aux mousquetons dorés
Pose les lèvres et le manioc imberbe

Par un ru attentionné et blême
Tu penses sur le tapis de purée poitevine
Le compte-gouttes tournant s’envole
Aux poulies chenues des asperges ternies

Promises aux géraniums parallélépipédiques
Les monticules de vesses joufflues
Aux pinceaux du temps mort paramétrable
Vallonnent les curés d’entonnoirs veloutés

La grêle percée de criminels au beurre rance
Gesticule les montagnes battues de tricots
Masque fourmillé de tentacules brocoli
La pinède sapajou des ventouses velues

Pierre Gibert 1938

 

Lu dans Catarrhe N° 3

 

Baisse un peu l'abat-jour

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Jean-Paul Verstraeten

Opération Bonze Bonze Bonze

"Le râle du jour" de Marc Sanders, chroniqueur badin.

 

1968. Bien avant  Manhattan-Kaboul, il y a eu Vierzon. L’axe Vierzon-Vesoul. « T’as voulu voir Vierzon, et on a vu Vierzon… ». A des fins culturo-commerciales préméditées, un chantre mou, et renommé de l’époque se faisait l’écho de ce caprice aberrant d’un être humain dérangé. Une femme, sans doute. Car qui d’autre qu’une cruche pouvait oser choisir ce trou perdu du Département du Cher pour aller à l’eau ?! !
En quête de Graal touristique, c’est devant mon PC où s’étalaient lascivement d’ondulantes et néanmoins pâles meraies (je visais un budget « low price ») que je me suis souvenu de cet épisode insensé de la vie d’un pauvre Homme, qui devait sans doute marcher à côté de ses blondes, depuis lors.
La vue de ces étendues de sable fin qui me faisaient du grain, ne me fut d’aucun réconfort, lorsque une vague de compassion me submergea, avant d’aller s’échouer sur mon clavier, et de faire de ses lettres autant d’îlots de consolation.
J’étais à deux doigts de sombrer, et de la trouver saumâtre. Fort heureusement, avec l’aide du ressac qui repoussait au loin l’air de l’amer, mon sourire refit surface. Un planton s’en extirpa,  péniblement. Le plus dur à passer fut son képi, orné d’un dauphin en fer blanc, cabotin lamentable (et non lamentin cabotable) se croyant investi de la mission d’épater la galerie. Il devait avoir fréquenté les milieux huppés du Bar parallèle, et prendre son bain dans de l’eau coulant de robinets du 16ème arrondissement.
Entre deux de ses acrobaties prétentieuses, mon regard venait de se poser sur une annonce prometteuse d’un pro du tourisme d’aventure: « Partez pour le Nirvana, et revenez-en Baba ! ». « Ça c’est du sérieux », me suis-je dit. « Les dieux sont enfin avec toi ». Certains ont voulu voir Vierzon en 68. Moi c’est depuis 69 que j’étais à la recherche de l’Esprit de Woodstock, pour le humer, tâter sa transparence et goûter à son épicurisme au patchouli.

Il était temps que je prenne le large d’ailleurs, car il n’a pas échappé au lecteur-sauveteur-amateur de tourisme-catastrophe que vous êtes, que mon récit prend l’eau. Merci donc de m’avoir tendu la perche. Je la saisis à pleines dents et vous entraîne sur les contreforts du Mont Cool, Gate number 8, voie royale vers le repaire du Grand Saint-Nirvana.

Deux semaines plus tard.
Ça monte fort, le fond de l’air est frais (qui l’eût cru ?) et mon guide m’énerve. Il s’appelle Diem. C’est un torrent d’éloquence, hélas. J’aspirais au calme, au silence, à l’apesanteur, au vide, aux couleurs roses fuchia, au parfum des catleyas de la Joie, aux Clochettes en mini-jupes Modèle « strass anti-stress », à une musique de Terry Riley, ce chauve inventeur de la musique en boucles, à de l’amour à la brésilienne s’échappant de chaque buisson importé du Bois de Boulogne par Hulot-Airways, à la Paix, quoi.., à la Paix ! C’était inscrit dans le folder de l’Agence, bordel… !
Nous étions à la moitié de l’ascension et je bouillonnais comme un plat mijoté. Diem n’avait rien d’une carpe. Bavard, intarissable, et totalement amputé de la moindre originalité, il répétait sans cesse, comme un leit-motivant « Quand le Nirvana va, tout va. Quand il ne va pas, c’est la cata », « Quand, le Nirvana va, tout va, Quand il ne va pas c’est la cata», « Quand le Nirva… ». Agaçant, franchement ! Comme s’il avait voulu se booster au moyen de ce slogan éculé, récupéré dans les poubelles d’une agence de pub en pleine déconfiture, pour accomplir les dernières centaines de lacets nous séparant de la Félicité!
Jamais je n’aurais dû accorder le moindre crédit aux propos de Tulang Dang L’Pet, ce tour operator, sans scrupule qui m’avait loué Diem, quelques heures plus tôt, au pied de cette montagne qui n’avait de sacré que la pente. Un comble ! En acceptant la compagnie de ce guide bavard, j’avais été victime d’un Homme sans paroles !
On ne peut pas parler d’irrésistible ascension. Mais Diem et moi, nous montions, c’est une certitude. On peut même dire que nous avons traversé une bonne passe, entre ce sous-bois qui regorgeait de wine-gums végétales et cette carrière couverte d’hosties spumantes, qui ne demandaient qu’à exploser dans la gueule de tout touriste d’origine italienne.
Le sommet derrière lequel se prélassait sans doute Nirvana n’était plus qu’à quelques encablures. Et un ban de morues hautes, fières et insaisissables, venues de nulle part (ou alors échappées de l’épisode précédent ???) nous escortaient dans la joie et la bonne humeur. Ah les chaudes écailles ! A l’arrière-ban, quelques raies lumineuses fermaient le cortège, ondulant voluptueusement comme sur un air de calypso. Elles portaient un bonnet de lurex rouge. Imaginez le tableau !
Quelques boutiques de souvenirs annonçaient l’imminence du Col de Joplin et Cocker. Les cœurs tachycardaient ferme sur « I’m going Home » ce morceau endiablé joué par Alvin Lee et son groupe dans les brumes boueuses et pigmentées d’une prairie, non loin de New-York un soir de 1969.
Dans le rush final, les raies ont battu le beurre, se sont dépassées et se sont retrouvées au milieu.
Sur l’autre versant nous attendait un spectacle ahurissant autant qu’inattendu, qui eut le don de couper tous ses effets verbaux à Diem : un gigantesque podium couvert, abritait les évolutions d’un DJ, un certain Toff, un Belge du bout du monde, qui avait fait ses classes  entre les terrils du Plat Pays et qui avait probablement consulté le même site que votre serviteur, avant de se poser aux abords de Cocker et Joplin, et balancer sa zizique (de l’electro libre) aux vautours, qui étaient les seuls à planer. Car pour sa part, Nirvana n’en menait pas large. Attablé à une terrasse de Fast food, quelques secouristes affairés lui prodiguaient les premiers et peut-être les dernier soins. L’urgentiste, d’origine wallonne qui dirigeait la manœuvre fut catégorique : « Ça n’va nin avec Nirvana ». Changement d’époque, changement de rythmes : des ouvriers communaux sont venus déboulonner l’Ex-Icône de baby-boomers avachis, qui fut évacuée dare dare par les Ambulances « Trash ».
Si l’air (et même le grand air) ne fait pas la chanson, je peux pour ma part me flatter d’avoir été le spectateur privilégié d’un changement d’ère. Point de vue des ères, je n’avais donc pas été roulé dans la farine. N’empêche, en redescendant dans la Vallée, plutôt guilleret, je me suis promis de tout faire pour obtenir de Tulang Dang L’Pet un geste commercial (le moins obscène possible).

Lu dans Catarrhe N°6

 

14/01/2014

Patrick Robine

Comédien, il écrit ses textes et imite à la perfection l'œuf sur le plat qui frit, l'allumette qui se consume, la moule masquée de Loire atlantique ou le pin des Landes et sa fameuse taille landaise.


Môssieur Robine par Karlos17


un super Robine en forme..enforme d quoi? par Karlos17

10:53 Publié dans Spectacles | Tags : patrick robine | Lien permanent | Commentaires (0)

12/01/2014

Plonk & Replonk

En 1995, dans les Franches-Montagnes du Jura suisse, naquît Plonk & Replonk, collectif a l'humour noir et grinçant, qui façonna sa vision du monde en mélangeant celle de Vialatte ou de Pierre Desproges avec le non-sens du dessinateur américain Gary Larson, la causticité et l'extravagance des sketches des Monthy Python.

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Leur site ICI