28/02/2014

Brucellose 35

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Brucellose N° 35, la revue des urinoirs et lieux d'aisance bruxellois, vient de paraître.

 

Les pisseurs devant l'éternel pourront la lire dans certains cafés, bars, bistrots, squats bruxellois ainsi que dans les nouveaux urinoirs publics d'Ubruxelles (Anneesens et Marolles).

Plusieurs auteurs de Catarrhe y participent, ne manquez pas leurs incontinences irrévérencieuses.

27/02/2014

Le râle du jour de Marc Sanders

Pas de bourgeons pour les Bouffons

Attention un Comeback…! "Gare à vous! Station to You!" (en anglais, prononcer "chté-chionne", comme un ado de 14 - ndlr : 2014).

Quand les "Nearly Young Fat But Also Stupid Hamburger Eaters", ce groupe légendaire des années 60, a survolé mon espace aérien pour amorcer son soft landing et finir par se poser sur la branche la plus costaude de mon cerisier de Fukushima, j'ai craint le pire.

Pas pour le groupe qui n'avait manifestement pas suivi le régime Montignac, ni en individuel, ni en collectif, depuis que je l'avais perdu de vue. Mais plutôt pour mon arbre, ce fier, quoique sensible et fluo représentant sylvestre de l'Empire des Photographes Compulsifs, qui donne en pleine nuit à mon espace vert l'apparence de Time Square (ce qui me permet de dire à qui veut l'entendre : "Néons, néons? J'ai les mêmes à la maison!"). ...

 

Mais que va-t-il se passer par la suite ?... Comment Pepet Records va-t-il orchestrer tout ça... Jim Newton, le batteur, va-t-il tomber le premier ?... Le cerisier de Fukushima va-t-il résister ?...Marc Sanders va-t-il rester philosophe ?

Vous auriez dû lire Catarrhe N° 7 pour le savoir !

26/02/2014

Poète et paysan

Toujours tourné vers la culture, Catarrhe vous propose l'ouverture de "Poète et paysan", opéra-très-comique,  magistralement interprétée par le Grand Orchestre de Spike Jones.


La linguistique selon Eric Dejaeger

LE PRÉFIXE PÉD-

Le préfixe péd- désigne l’enfant, comme chez les (proches ?) pédagogues et pédophiles.

01 – Pédoniste : enfant jouisseur.

02 – Pédenté : gosse qui a ferdu fes dents.

03 – Péditeur : éditeur spécialisé.

04 – Pédon : particule immature.

05 – Pédopodologie : science qui s’intéresse aux pieds de nains.

et bien d'autres...

LE SUFFIXE -ALGIE

Le suffixe –algie désigne la douleur, comme ces saloperies de névralgies, lombalgies, etc.

01 – Analgie : terme savant pour désigner le froïon*.

02 – Enseignalgie : affection des enseignants que le ministère de l’éducation a usés. Apparaît parfois très tôt.

03 – Pénissalgie : irritation de la verge suite à un abus masturbatoire. Chez la femme : lèvralgie.

* Froïon (wallon) : suintement désagréable du sphincter anal suite à certains abus pimentalcoolisés la veille.

et le reste dans Catarrhe N°7

 

25/02/2014

Maladies émergentes

Le Dr Lichic nous propose dans Catarrhe N° 7, un article qui nous fera ouvrir les yeux...

"Les médias ayant fait leurs choux gras du virus H1N1 et autres grippes aviaires, il est bon de signaler au lecteur quelques pandémies en devenir susceptibles d’effrayer autant sinon plus le bon peuple. Commençons par la Rouxgeole..."

24/02/2014

Un peu de culture 2

Le Ver de lunette


Insecte
Famille : Anobiidae
Anobium oculi ferentes conspectum longisime


Vit en particulier dans les vieux bois travaillés, spécialement les longues vues à l'intérieur des quelles larves et adultes forent des galeries. Il fait le mort et quand on le surprend il persiste dans cet état au point de se laisser brûler. Heureusement pour lui, on ne brûle que très rarement sa longue vue, surtout en mer.
La nuit, le mâle produit, en se frappant la tête sur la paroi de sa galerie, de petits bruits secs et répétés simulant le tic-tac d'une montre et qui s'avère être un appel sexuel. Chose surprenante : l'insecte au contact de l'homme, a appris ce qu'était une montre et parvient même à l'imiter.

Citation :
«  En ce moment j'étais appuyé à l'avant, sur le bastingage de tribord. Conseil, posté près de moi regardait devant lui. L'équipage, juché sur les haubans, examinait l'horizon qui se rétrécissait et s'obscurcissait peu à peu. Les officiers
armés de leur lorgnette de nuit, fouillaient l'obscurité croissante.
 -Que monsieur me permette de le lui dire, me déclara Conseil, mes nerfs vibrent à l'entente de ce tic-tac. Fichus insectes ! Monsieur aurait du me laisser astiquer sa longue...
Conseil ne pût achever sa phrase. Au milieu du silence général, le bois de ma longue-vue s'effrita sous la pression de mes doigts gourds. Ces maudits vers de lunette auront eu raison de mon précieux outil de travail. »

Vingt mille lieues sous les mers - Jules Verne 1870 Transcription J-B Walkinson.

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

Nouvelle rubrique dans Catarrhe

Les carnets de voyages ornithologiques du Professeur Brodsky

Court extrait:

...

Nous prenons de la vitesse évitant de justesse un banc de rhinocéros de mer. Le rhinocéros de mer se nourrit principalement de mollusques et autres animaux mous comme l'hamburger dubble cheese qui se reproduit dans la vase de la Meuse en cette saison. Quiconque nous observant aurait donc pu croire que nous n'étions pas en danger, mais la corne nasale des rhinocéros aurait cependant pu fortement endommager notre pirogue en wengué galvanisé. Mais le danger est passé, nous souquons ferme. Bientôt, à l'horizon le soleil se couche déjà et darde encore ses derniers rayons orangés. Nous approchons de Godinne et nous croisons des îles. Il y a de l'agitation sur leurs rives, c'est l'heure où les grandes fauvettes vont boire. C'est un spectacle unique qui nous fait oublier les instants pénibles de navigation que nous venons de passer. Nous décidons de bivouaquer.

Le reste dans Catarrhe N°7

Pas encore abonné ? Contactez-nous : revue.catarrhe(at)gmail.com

 

23/02/2014

L’ATELIER DES MOTS, DES PAS & DES CURIOSITÉS

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"Une malle bibliothèque pour y ranger des mots-valise"

 

Avis aux curieux inspirés, aux amateurs de littérature, d’art sous toutes ses formes et de rencontre rares, chaque semaine, à Paris, le mercredi ou jeudi, de 19 h 30 à minuit – et plus -, Eric Poindron reçoit dans un lieu privé un créateur et un « honnête homme » (écrivain, éditeur, journaliste, critique littéraire, artiste, plasticien, peintre, sculpteur, musicien, magicien, voyageur ou personnage surprise).

Quatre heures, et souvent plus, entrecoupées par une pause dînatoire. Un moment rare et précieux pour les collectionneurs de découvertes.

http://curiosaetc.wordpress.com/

ou ICI sur FB.

19/02/2014

Haïku 1

Voici un petit Haïku à méditer :

Le frêle moustique

Sur tes testicules

Rien ne se résout par la violence

JPV

18/02/2014

Le Docteur Paul Walkinson

Mais qui est donc ce fameux Docteur Paul Walkinson dont on parle tant dans nos pages ? Et bien voici...

Paul Walkinson, aventurier

Au commencement était le Verbe, ce qui pourrait sembler mal préludé pour un grammairien, puis vint Paul Walkinson.

C'est par un certain jour calme et serein du doux et paisible hiver ardennais, à Gouvy-lez-Flâneurs, pour être plus précis, le 24 février 1912, pour être encore plus rigoureux, qu'apparut en ce monde bas, le petit Paul.

Fils unique de Jean-Baptiste Walkinson et de Germaine Rebuchet, Paul ne connu son père Jean-Baptiste, parti deux longues années avant sa naissance, qu'à l'âge de six ans.

Sa famille, dont la souche est d'origine Anglo-saxonne, a toujours compté bon nombre d'aventuriers et d'explorateurs.

Son bisaïeul, John Walkinson, dû s'expatrier suite à un malentendu qui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Ses détracteurs firent croire qu’il avait mis la main sur les bijoux de famille du Roi, lui qui avait déjà tant de fil à retordre avec le collier de la Reine.

Du fond du jardin, glèbe familiale de Gouvy-lez-Flâneurs, le petit Paul se demanda bien vite où se posaient les hirondelles avant l'invention du téléphone, ce qui lui ouvrit des horizons insoupçonnés et incommensurables autant qu'abyssaux.

Cependant il fut rapidement confronté au carré de l'hypoténuse plutôt qu'aux carrés de légumes, aux ronds-de-cuir plutôt qu'aux ronds dans l'eau, mais pugnace, cela ne le découragea point.

Après des études bigarrées mais chatoyantes, il réussit un doctorat à l’ Explorers and Adventurers University of Oakland et obtint même les Grandes Palmes dans la spécialisation « exploration sous-marine ».

Alors, un frisson lui parcourut le corps, des palpitations sismiques lui envahirent le cerveau. Séisme considéré comme minuscule à l'échelle du temps, néanmoins estimé gigantomachique sur l'échelle du savoir.

Les pôles se bousculaient, les hémisphères se phagocytaient, quant aux longitudes et aux latitudes, elles ne lui en laissèrent aucune.

Lui, d'une impassibilité fulgurante, prouvera qu'il peut y avoir tempête dans un verre d'eau. Il ne savait pas encore où aller, et pourtant fort de l'idée que rien n'est moins sûr que l'incertain, il y alla.

Et dès ce jour, comme le dit si justement Théophile Trimouillard, (à ne pas confondre avec Jésus Christian, son précurseur) : "il fut la main qui ouvrit au monde la toile de fond de l'inconnu".

En effet, Paul Walkinson, aujourd'hui citadelle inexpugnable, garnit les vides scientifiques souvent creux qui devinrent bien vite des éminences protéiformes.

C’est en 1936, lors d’un séjour en Chine, qu’il rencontra Lisa Vorochilov qu’on surnommait « Mata-Smär » et dont Mata-Hari fut l’égérie. Il eut une passion débordante envers Lisa qu’il surnommait : « Mon petit agent de poche ».

Il parcouru tous les continents à la découverte de peuplades encore inconnues et nous en ramena des plantes ou des animaux jamais étudiés. Lorsqu'il plonge sur les lieux du naufrage du Titanic, il n'hésite pas, au mépris du danger, de sauver la vie d'une femme qui, étant toujours sous la douche, ne s'était pas aperçue du naufrage.

C'est en 1932, qu'il compulse le fabuleux ouvrage du philosophe Jean-Lou Darsonval "L’art comme asymptote potentielle". Darsonval y développe un aphorisme de Protagoras en ces termes: « Les choses qui ne sont pas ce qu’elles ne sont pas, ce sont les œuvres d’art, auxquelles revient une réalité différente de celle des choses et qui ne sont donc pas ce qu’elles ne sont pas. »

Et ce fut l'étincelle, l'illumination, l'aurore boréale. Walkinson comprit que l'art lui procurerait une ouverture d'esprit béante sur de nouveaux horizons inaliénables.

"On ne mesure pas l'Helicon avec des millimètres" avait-il coutume de dire avec cet esprit d'arpenteur qui le caractérisait.

Après son père Jean-Baptiste, Paul fut accueilli avec fastes par les "Treize et Trois", ces seize érudits qui ébranlèrent nos certitudes intellectuelles.

« J’ai enfin vu ce que j’ai entendu » conclut-il.

Un peu fatigué par ses nombreuses aventures autours du monde, incontinent lui-même, il consacra la fin de sa vie à faire le bien.

C’est le 16 mai 1984 qu’il nous quitta définitivement, pour explorer d’autres lieux mystérieux.

Le sourire aux lèvres, il nous laissa un dernier message :

« Ah, si tous les fêlés du monde pouvaient se fendre la pipe ! »

Si l'homme est petit devant les ouvrages qui appartiennent aux démiurges, nous nous sentons grandis grâce à cet homme qui les tutoyait.

Bien sûr il y eut Colomb, Balboa, Magellan, Copernic, Galilée, Vésale, Paracelse, mais maintenant, après Paul Walkinson, on peut tirer l’échelle ou qui l’on veut !

 

 

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson