12/01/2014

Les Treize et Trois

Les Treize et trois, toujours anticonformistes, continuent à bouleverser nos évidences culturelles.



Paul Walkinson

Scientifique aventurier, fils de Jean-Baptiste Walkinson.
Malgré que de nos jours, dans nos belles provinces, les Foires aux Boudins d’antan portent la nouvelle dénomination d’Évènements Culturels, trop souvent encore les normes élémentaires ne sont pas respectées.
Déjà en 1956, Paul Walkinson portait un œil sévère sur « le n’importe quoi », c’est pourquoi il détermina avec précision les normes drastiques qui feraient « la différence ».
Le 5 mai 1957, le Ministère homologua officiellement cette brillante initiative qu’est le Boudin étalon, dont on ne tient pas assez compte lors de l’élaboration des manifestations.


Jean-Baptiste Walkinson

Explorateur collectionneur.
Parmi tous ses objets, son préféré est sans conteste la paire de lunettes à ventouse de Vincent Van Gogh  datant de 1889, un an après que  celui-ci  se coupa une oreille par amour. Cet objet, loin d'être anodin, suscita une réflexion profonde à notre bon Jean-Baptiste, à savoir: "Il faut voir ce que les autres n'entendent pas".

Lu dans Catarrhe N°6

05/01/2014

Suivez le guide

Petit Guide de la Gestuelle Oratoire de Thierry Lechat

 

gestuelle oratoire,thierry lechat

 

Vu dans Catarrhe N°4

LE PRÉFIXE PROCT(O)-

Du grec ancien πρωκτός, le préfixe proct(o)- désigne l’anus. L’exemple le plus célèbre est le sympathique proctologue, mais il ne faut pas oublier...

 - Proctaèdre : étron à huit faces.

 - Proctocole : ensemble des règles à observer lors d’une défécation en public.

 - Proctotype : unique exemplaire d’une invention totalement foireuse.

 - Proctosyllabe : les deux premiers tiers d’un alexandrin de merde.

 - Procton : particule découverte par un trouduc.

 - Proctogénaire : vieillard incontinent.

 - Proctège-slip : bande absorbante adhésive pour prévenir le cartonnage de caleçon.

- Procthèse : sphincter anal artificiel.

- Proctopsie : examen de l’anus d’un cadavre.

- Proctuor : ensemble de huit musiciens pétomanes.


Éric Dejaeger


Lu dans Catarrhe N°6

29/12/2013

2014

L'ange de la déraison passe, Thierry Lechat surveille son jardin remarquable autant que poétique. Marc Sanders ne quitte jamais ni Eric Clapton, ni son chien. Le Docteur Lichic, qui lui conseille d'abandonner son molosse, essaye de sauver son os à ronger. Jean-Paul Verstraeten (Professeur Brodsky) transporte son bric-à-brac d'où s'échappe le petit vélo qui tournait dans sa tête. Éric Dejaeger titille sa muse érotique d'une plume trempée dans l'acide. Olivier Texier se prend pour Girafe, son justicier de bande dessinée qui hante les nuits de Nantes.

 

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Notre fine équipe au complet-veston

vous souhaite une année 2014 de folie douce.


22/12/2013

Joyeux Nowel

Noël, Olivier Texier, Catarrhe, dessin, Mal faits

Dessin d'Olivier Texier - extrait de Catarrhe N° 6

Son blog: Mal faits

07/12/2013

Happy End

Y a pas pis que le Happy End

Je n’irai pas par quatre chemins, je ne retournerai pas ma veste ; pas de procession d’Echternach, aucun dilemme, aucun revirement, encore moins de coup de théâtre avec regain d’espoir : vous ne rirez plus jamais après avoir pleuré, car vous allez assister à la mise à mort impitoyable du Happy End, être insidieux et chochotte, se nourrissant de sirop, de teinture mauve pour permanentes de ménagères retraitées, de fleurs bleues, et de ringardise hollywoodienne « Vintage », années « Papa a raison ». De quoi puer la guimauve comme un comptoir de vieille pharmacie.

La bête est le fruit d’une expérience insensée tentée dans le désert culturel de Fiftififti, par Jack « Tears of a Clown » Lewis et Clarence Guilliguilly, deux pontes de Happywood, curieux de voir ce que donnerait le croisement d’une copie des « Douze salopards » avec une autre de « Mary Poppins »…..

Hybride mais hélas non abattue, elle se régénère comme une queue de lézard. A croire qu’elle est sortie de l’Horror’s Studio avec la Palme Bitch  : capable de se fondre dans les traits d’une grand-mère mourante puis en soudaine rémission, par exemple. Mais cette peau de vache (ndlr : le Happy End, pas la grand-mère) peut revêtir plusieurs autres enveloppes non affranchies pour mieux tromper votre vigilance : celle du Gi, héros de guerre, tueur de centaines d’enfants et de vieillards, ces dangereux ennemis du Monde libre ! Danger : il y a gros à parier qu’il reviendra dans son petit bled du Dakota. Si après quelques longues minutes de réflexion passées devant le miroir de sa cabane (ndlr : oui il n’y a pas que des cabanes au Canada) qui n’a plus vu personne depuis longtemps, il lui vient l’idée de se raser, de se laver même (ndlr : si le réalisateur du téléfilm verse dans le lyrisme hygiénique, etque le mètre de pellicule n’est pas hors de prix), puis de faire le tour des photos reposant sur les différents meubles de son sweet home, GA-REZ-VOUS : c’est que le mec reprend conscience de son destin d’homme né pour faire le bien sur terre  : çà va lacrymer grave sul viso. Dès lors, allez faire un tour dans votre lieu l’aisance, en attendant la fin, car le bonhomme va redevenir boy-scout, avant d’opter pour le statut d’infirmier, puis de verseur de louches de soupe dans un Heart-Snack (Resto du cœur). Situation n° 2 : Gare au Boss, coureur de jupons (boss jusque dans le falzar, donc). Pour peu qu’il vise un mandat politique, et que son employée modèle ait envie de devenir sa femme, il y aura chantage (sans radio-crochet) : la déchéance est vite là, le Bourbon est toujours là, sur la desserte en cuivre doré, Modèle malle-poste du salon cossu, à faire de l’œil à M’sieur le candidat sénateur en pleine débandade. Et vous savez quoi ? Çà va mal finir, enfin, je veux dire : cela va très bien finir, malheureusement. Mr O’Godde-Amsorry va se souvenir de son chien, un merveilleux bob tail avec qui il footingait dans les sous-bois de Virginie (ndlr : pour le lecteur non averti, cette phrase n’a aucun contenu malsain, et peut être lue sans accord parental : dans le contexte, la Virginie n’est pas une femme, mais bien un Etat, et Mr. O’….court bien dans un sous-bois (sorte de forêt pour petits budgets) et ne s’enfonce pas dans un buisson touffu). Il versera une larme en pensant à cette période bénie où… Benny (je n’y suis pour rien), ce merveilleux animal, lui rabattait un gibier de qualité (non, pas de superbes joggeuses blondes retouchées, mais de mignons petits furets qui faisaient fureur à N-Y). Il repensera ensuite à Jimmy et Lenny, ses deux ados boutonneux qu’il croit naïvement en manque d’affection, puis à sa femme, Laurie, qu’il doit absolument aider à surmonter son handicap (il s’agit de golf, et de prestige, et non pas de sclérose en plaque), et enfin, à Krishna, la jeune fille au pair qui ne lui cause aucun souci, bien au contraire (ndlr : il s’agit d’un Happy End d’un genre particulier dit « Happy End à spirales » qui n’en finit jamais, et qui est dès lors fortement déconseillé aux détenteurs de vessies à capacité réduite).

Avant de sortir de chez moi, muni d’une copie de « Kill Bill, Vol.1 et 2 » de Tarantino, en guise de talisman, je me prosterne devant le buste en pâte à sel de Jim Morrison, que j’ai eu bien du mal à poser sur ma cheminée, tant il était déjà ailleurs : « This is the end, my friend » est mon hymne. Qu’est-ce que je te regrette, Jim ! Tu avais un tel talent pour plomber l’ambiance. T’as jamais été pour les retournements de situation, que ce soit en vie ou entre quatre planches. Y a qu’à demander à tes voisins de palier du Père Lachaise. Avec toi on savait où on allait : droit dans le mur. Apaisant !

.Je sors et…et ben non ! Je rentre dard dard, queue entre les jambes. Le téléphone sonne : c’est Natou, que je croyais définitivement hors d’atteinte. Elle m’invite pour un Végétarien chez Piaf (ben oui : végétarien, rien de rien, je ne regrette …). J’accepte évidemment !

Quand je vous disais que le « Happy End » est un dur à cuire.

Marc Sanders

Lu dans Catarrhe N°5 - Le râle du jour.

Le transit

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Thierry Lechat

Vu dans Catarrhe N°5

01/12/2013

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Vu dans Catarrhe N°5

Les inventions oubliées

Le Mismographe

 

Cousin éloigné d’Emile Wiechert, Jonathan Ghislain-Wiechert est l’inventeur méconnu du Mismographe. Inspiré par les travaux de son parent et impressionné par les premiers sismographes, Johnathan s’emploie à concevoir une machine à fonctionnement périodique dont le produit (le tracé) se répète rigoureusement dans le temps. D’une certaine manière, le fonctionnement régulier du Mismographe nie celui du sismographe, ce qui a fait suggérer à certains de ses biographes que Ghislain aurait été un jaloux. Quoiqu’il en soit le Mismographe trouvera un usage discret mais répété dans l’Histoire. Ainsi, de nombreux gouvernements utilisèrent cet appareil (ou un avatar adapté à d’autres paramètres à mesurer) pour convaincre la population que tout est normal et qu’il ne se passe strictement rien. Il fut ainsi employé en France lors de l’accident de Tchernobyl, nation où il est de notoriété publique que le nuage radioactif s’arrêta aux frontières tricolores. On l’utilise encore régulièrement aujourd’hui en Belgique pour mesurer le taux de particules fines polluantes dans l’air, ou la présence de pesticides cancérigènes dans les fruits et légumes.

 

pataphysique, inventions, Dr Lichic


Mismographe de Ghislain (1908)

Dr Lichic

Dans Catarrhe N° 3

24/11/2013

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Vu dans Catarrhe N°3