10/08/2014

Un peu de culture 6

Le Provincier

Sous-embranchement : Angiospermes
Sous-classe : Dicotylédones
Ordre : Rosales
Famille : Rosacées
Padus flos provincialis

Arbuste à branches brun luisant ; munie au sommet du pétiole de 2 petites glandes circulaires; fleurs blanches en grappes bien fournies ; fruits à noyaux ; floraison : avril-mai.

Espèce indigène disparue vers 1920.

 

Citation :

« Les feuilles s’envolent par bandes, reviennent aussitôt, peureuses, apprivoisées, et tâchent de se raccrocher. Celles de l’acacia, fines, soupirent ; celles du bouleau écorché se plaignent ; celles du marronnier sifflent et les fleurs de province clapotent en se poursuivant. »

Poil de carotte – Jules Renard 1894
Transcription J-B Walkinson

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Grande fête bissextile du provincier à feuilles caduques:

Le 29 février de chaque année bissextile, s’organisait traditionnellement en province de Namur, une grande fête villageoise en l’honneur du Provincier.

On la dénommait très judicieusement « li fiesse di l’ãb di févri ». On ne retrouve cette manifestation que sporadiquement après 1914.

Lors de cette cérémonie les autochtones honoraient l’arbre unique du village en l’oignant d’élixir et en lui offrant une tartine de confiture enfuie en terre dans un trou pratiqué à ses pieds. Cette grande fête de la fertilité se terminait en musique, bien tard dans la nuit.

La confiture de province:

Les fruits se récoltent au mois de septembre. Il faut les cueillir ni trop grands, ni trop gros, ni trop mince.

Le matin, enlever les queues des fruits.
Le soir, mettre dans une grande casserole émaillée le même poids de fruits et de sucre.
Le lendemain matin, placer le récipient sur le feu, faire bouillir 5 minutes exactement à partir du moment du premier bouillon. Retirer du feu.
Le jour suivant, remettre la casserole au feu et faire bouillir 6 minutes. Retirer.
Le jour suivant, recommencer et faire bouillir 7 minutes ; verser alors dans les pots.
Quand la confiture est froide, couvrir les pots.

Extrait de « Pets de nonnes, chapias d’curés et autres recettes de religieuses »
Sœur supérieure Marie-Joseph – éditions épiscopales « La Grosse Cloche Sonne » Stoumont 1913

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

 

09/07/2014

un peu de culture 5

 

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L’Eider glisseur

 

Ordre : anseriformes

Famille : lamipèdes

Somateria levis

 

 

Extrême nord. Se reproduit sur les côtes. Pond de 2 à 4 œufs.

Se nourrit surtout de mollusques (principalement d’escargots à fourrure)

Dernier représentant d’une famille issue des palmipèdes s’étant adaptée à son biotope.

 

Citation :

 

« C’est le 25 octobre 1936 que nous fûmes envahis par cette grande émotion de la découverte que seul les chercheurs et les explorateurs peuvent connaître. Nous avions devant nos yeux ébahis, la dernière espèce d’anseriformes à s’être adapté aux interminables surfaces de glace du grand nord. Cet oiseau n’était pas palmé mais doté de patins à glace cornés.

Nous ne nous lassions pas de voir passer et repasser, à quelques mètres de notre campement, un couple d’Eider glisseur. Une colonie de pingouins assistant à la scène, tapait des ailerons en cadence. Pris au jeu de ce spectacle inoubliable, nous nous surprîmes à applaudir à chaque pirouette. Sans doute grisé par la fièvre des glaces, André Delbouille, notre jeune assistant, sortit même de son sac une plaquette où nous pûmes lire le chiffre dix. »

 

« Seul face à un monde de glace » Paul Walkinson

Editions Galipette - 1937

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

15/05/2014

PW2317

PW2317
Heat-seeking dart

Fléchette à tête chercheuse à rayon infrarouge

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C’est en 1939 que Paul Walkinson fait escale à Londres. Parcourant les Pubs en compagnie de Lisa Vorochilov, il constate que seuls les plus forts remportent les tournois de « Darts ».

Voulant donner sa chance à tous, il invente la fléchette à tête chercheuse à infrarouge qui après réglage, détecte automatiquement la partie souhaitée de la cible.

©Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

03/05/2014

Un peu de culture 4

 

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Le Poisson-Souris

 

Ordre cypriniformes

Famille : loches (cobitidae)

Vimba Soricis

 

Poisson traditionnellement péché entre Kabalo et Kongolo dans le Lualaba qui se jette dans le fleuve Congo.

 

Noir au nez rosâtre, sa bouche protractile est munie de 2 dents proéminentes.

Mesure de 10 à 12 cm.

Reproduction d’avril à juin.

Habitat : eau courante.

Chair au goût raffiné rappelant celui de la sole.

Citation :

Inongo suivi par sa grande sœur entrèrent dans le village. Son visage rayonnant de mille dents laissait présager d’une pêche fructueuse. Il portait avec quelques difficultés un sac ventru dégoulinant sur le sol poussiéreux. Sa sœur tenait à pleine main une paire de loches noires dont le petit nez rose pointait en ma direction et me mettait l’eau à la bouche.

Inongo, se retournant sur ce tableau peu commun, me dit :

« Encore deux poissons-souris que ces foutus poissons-chats n’auront pas ! Ils sont à toi, toi qui les aimes tant. »

In « Autours du monde et de la table - Récits de voyages » Paul Walkinson 1956.

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson.

31/03/2014

Un secret bien gardé

 

Les Chasseurs alpins

chasseurs alpins1 avant ligature des trompes.jpg

chasseurs alpins2 après ligature des trompes.jpg


C’est en 1968 que le Docteur Paul Walkinson traverse l’Europe en passant par l’Autriche.
Entré dans l’intimité d’une troupe de Chasseurs alpins, il a pu constater une intervention qui leur est infligée. Le secret était enfin percé.

Ces documents uniques nous montrent clairement des Chasseurs alpins avant et après la ligature des trompes.

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

05/03/2014

Un peu de culture 3

L'escargot à fourrure

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Mollusque gastéropode
Ordre: Stylommatophores
Genre: mauvais
Zenobiella pellitusa

Coquille globuleuse-conique à spires.
Animal verdâtre recouvert de fourrure allant du brun au beige.
Habitat: Asie du nord

Sa disparition est due à sa chasse intensive par les autochtones qui utilisaient son pelage pour se confectionner des pantoufles.

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

24/02/2014

Un peu de culture 2

Le Ver de lunette


Insecte
Famille : Anobiidae
Anobium oculi ferentes conspectum longisime


Vit en particulier dans les vieux bois travaillés, spécialement les longues vues à l'intérieur des quelles larves et adultes forent des galeries. Il fait le mort et quand on le surprend il persiste dans cet état au point de se laisser brûler. Heureusement pour lui, on ne brûle que très rarement sa longue vue, surtout en mer.
La nuit, le mâle produit, en se frappant la tête sur la paroi de sa galerie, de petits bruits secs et répétés simulant le tic-tac d'une montre et qui s'avère être un appel sexuel. Chose surprenante : l'insecte au contact de l'homme, a appris ce qu'était une montre et parvient même à l'imiter.

Citation :
«  En ce moment j'étais appuyé à l'avant, sur le bastingage de tribord. Conseil, posté près de moi regardait devant lui. L'équipage, juché sur les haubans, examinait l'horizon qui se rétrécissait et s'obscurcissait peu à peu. Les officiers
armés de leur lorgnette de nuit, fouillaient l'obscurité croissante.
 -Que monsieur me permette de le lui dire, me déclara Conseil, mes nerfs vibrent à l'entente de ce tic-tac. Fichus insectes ! Monsieur aurait du me laisser astiquer sa longue...
Conseil ne pût achever sa phrase. Au milieu du silence général, le bois de ma longue-vue s'effrita sous la pression de mes doigts gourds. Ces maudits vers de lunette auront eu raison de mon précieux outil de travail. »

Vingt mille lieues sous les mers - Jules Verne 1870 Transcription J-B Walkinson.

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

18/02/2014

Le Docteur Paul Walkinson

Mais qui est donc ce fameux Docteur Paul Walkinson dont on parle tant dans nos pages ? Et bien voici...

Paul Walkinson, aventurier

Au commencement était le Verbe, ce qui pourrait sembler mal préludé pour un grammairien, puis vint Paul Walkinson.

C'est par un certain jour calme et serein du doux et paisible hiver ardennais, à Gouvy-lez-Flâneurs, pour être plus précis, le 24 février 1912, pour être encore plus rigoureux, qu'apparut en ce monde bas, le petit Paul.

Fils unique de Jean-Baptiste Walkinson et de Germaine Rebuchet, Paul ne connu son père Jean-Baptiste, parti deux longues années avant sa naissance, qu'à l'âge de six ans.

Sa famille, dont la souche est d'origine Anglo-saxonne, a toujours compté bon nombre d'aventuriers et d'explorateurs.

Son bisaïeul, John Walkinson, dû s'expatrier suite à un malentendu qui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Ses détracteurs firent croire qu’il avait mis la main sur les bijoux de famille du Roi, lui qui avait déjà tant de fil à retordre avec le collier de la Reine.

Du fond du jardin, glèbe familiale de Gouvy-lez-Flâneurs, le petit Paul se demanda bien vite où se posaient les hirondelles avant l'invention du téléphone, ce qui lui ouvrit des horizons insoupçonnés et incommensurables autant qu'abyssaux.

Cependant il fut rapidement confronté au carré de l'hypoténuse plutôt qu'aux carrés de légumes, aux ronds-de-cuir plutôt qu'aux ronds dans l'eau, mais pugnace, cela ne le découragea point.

Après des études bigarrées mais chatoyantes, il réussit un doctorat à l’ Explorers and Adventurers University of Oakland et obtint même les Grandes Palmes dans la spécialisation « exploration sous-marine ».

Alors, un frisson lui parcourut le corps, des palpitations sismiques lui envahirent le cerveau. Séisme considéré comme minuscule à l'échelle du temps, néanmoins estimé gigantomachique sur l'échelle du savoir.

Les pôles se bousculaient, les hémisphères se phagocytaient, quant aux longitudes et aux latitudes, elles ne lui en laissèrent aucune.

Lui, d'une impassibilité fulgurante, prouvera qu'il peut y avoir tempête dans un verre d'eau. Il ne savait pas encore où aller, et pourtant fort de l'idée que rien n'est moins sûr que l'incertain, il y alla.

Et dès ce jour, comme le dit si justement Théophile Trimouillard, (à ne pas confondre avec Jésus Christian, son précurseur) : "il fut la main qui ouvrit au monde la toile de fond de l'inconnu".

En effet, Paul Walkinson, aujourd'hui citadelle inexpugnable, garnit les vides scientifiques souvent creux qui devinrent bien vite des éminences protéiformes.

C’est en 1936, lors d’un séjour en Chine, qu’il rencontra Lisa Vorochilov qu’on surnommait « Mata-Smär » et dont Mata-Hari fut l’égérie. Il eut une passion débordante envers Lisa qu’il surnommait : « Mon petit agent de poche ».

Il parcouru tous les continents à la découverte de peuplades encore inconnues et nous en ramena des plantes ou des animaux jamais étudiés. Lorsqu'il plonge sur les lieux du naufrage du Titanic, il n'hésite pas, au mépris du danger, de sauver la vie d'une femme qui, étant toujours sous la douche, ne s'était pas aperçue du naufrage.

C'est en 1932, qu'il compulse le fabuleux ouvrage du philosophe Jean-Lou Darsonval "L’art comme asymptote potentielle". Darsonval y développe un aphorisme de Protagoras en ces termes: « Les choses qui ne sont pas ce qu’elles ne sont pas, ce sont les œuvres d’art, auxquelles revient une réalité différente de celle des choses et qui ne sont donc pas ce qu’elles ne sont pas. »

Et ce fut l'étincelle, l'illumination, l'aurore boréale. Walkinson comprit que l'art lui procurerait une ouverture d'esprit béante sur de nouveaux horizons inaliénables.

"On ne mesure pas l'Helicon avec des millimètres" avait-il coutume de dire avec cet esprit d'arpenteur qui le caractérisait.

Après son père Jean-Baptiste, Paul fut accueilli avec fastes par les "Treize et Trois", ces seize érudits qui ébranlèrent nos certitudes intellectuelles.

« J’ai enfin vu ce que j’ai entendu » conclut-il.

Un peu fatigué par ses nombreuses aventures autours du monde, incontinent lui-même, il consacra la fin de sa vie à faire le bien.

C’est le 16 mai 1984 qu’il nous quitta définitivement, pour explorer d’autres lieux mystérieux.

Le sourire aux lèvres, il nous laissa un dernier message :

« Ah, si tous les fêlés du monde pouvaient se fendre la pipe ! »

Si l'homme est petit devant les ouvrages qui appartiennent aux démiurges, nous nous sentons grandis grâce à cet homme qui les tutoyait.

Bien sûr il y eut Colomb, Balboa, Magellan, Copernic, Galilée, Vésale, Paracelse, mais maintenant, après Paul Walkinson, on peut tirer l’échelle ou qui l’on veut !

 

 

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson

 

16/02/2014

Un peu de culture 1

La bécasse fouille-merde

ordre: laro-limicole charadriiformes
famille : limiciles
scolopax fossio-merdum

A travers l'Europe jusqu'au Kamtchatka .
26 à 28 cm au garrot.

Sédentaire partielle, vit dans les bois de feuillus mélangés de conifères, mais se nourrit dans les prairies.

Nid creux tapissé de mousse, la femelle pond 4 œufs exclusivement blancs. Elle couve toute seule pendant quatre semaines, sauf les dimanches et jours fériés où elle se fait remplacer par sa belle-sœur.

Pousse des cris flûtés gutturaux très sonores se rapprochant du sifflet à roulette des policiers.
Outre son pourpoint orangé, son plumage est grège et le haut de sa petite tête qui est tricolore et varie selon l'habitat. On dit quelle a le front national. Elle marche les pattes tendues. Le pas de la Bécasse fouille–merde est proche du pas de l'oie.

Contrairement à la bécasse commune (Scolopax damon nosotus) que l'on trouve dans toute l'Europe et qui est assez joviale, la Bécasse fouille-merde ne supporte aucun intrus sur son territoire. Elle les pourchasse en crachant des petits morceaux d'excréments.

Dans la prairie, elle prend vite la mouche qui survole les bouses. Elle raffole principalement des grosses mouches bleues dites "mouches amères".

Pop: femme vulgaire, chef de service dans un ministère.

Citation :

« Je passai mes documents par la fente du guichet maculé de postillons. A peine l'homme rougeaud eut-il terminé de bailler qu'une main aux doigts jaunis par la nicotine et au vernis à ongle écaillé accapara les papiers. Sous  des yeux cernés soulignés de bleu turquoise et des joues couperosées, une bouche tombante m'aboya :"J'vais voir si c'in en orte !". Je compris bien vite que cette voie rauque et glaireuse ne pouvait venir que de la Bécasse fouille-merde du service et que mes doléances seraient veines. »

"Mon chemin de croix chez les fonctionnaires ou comment passer d'Herode à Pilate" Jean Bénard 1988 éd. Dutoupet (épuisé)

© Le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson